TABLE DES MATIERES :
    I. INTRODUCTION
   II. REFLEXIONS SUR LES CONCEPTS ET USAGES PEDAGOGIQUES
  III. APPLICABILITE EN CONTEXTE PROFESSIONNEL DE FORMATION / ENSEIGNEMENT
 IV. ANALYSE DES CONCEPTS LIES A LA CONSTRUCTION DES CARTES CONCEPTUELLES ET DE LEUR CONTENU
  V. CONCLUSION
 VI. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
VII. ANNEXES
Partie 1 : Insertion de la carte conceptuelle de l’équipe
Partie 2 : Insertion des cartes conceptuelles avec les noms des étudiants
……………………………………………………………………………………………………………
                    I. INTRODUCTION
Le IIIème millénaire est caractérisé, dans le secteur stratégique de l’éducation et de la formation, par une pluralité des populations scolaires. En effet, les besoins de formation se sont diversifiés de telle sorte qu’il est possible, grâce au progrès technologique, de les satisfaire par la mise en place de dispositifs hybrides.
L’hybridation de la formation est fondamentalement un paradigme majeur de notre époque. C’est une nouvelle politique éducative mise en œuvre pour transcender les limites objectives de la formation présentielle afin de prendre en charge les besoins spécifiques d’une certaine population. En effet, la formation présentielle ne permet pas de prendre en charge une certaine population d’apprenants pour des raisons liés à la distance et aux heures consacrés pour les activités d’apprentissage dans les établissements d’enseignement et de formation.
L’éducation étant un droit fondamental universellement reconnu, les établissements ont ainsi mis en place un nouveau dispositif de formation hybride ou à distance grâce aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). Dans l’Espaces Numérique de Travail (ENT) ou plateforme, l’apprenant est en contact virtuel avec l’enseignant grâce à la médiatisation d’outils de communication qui facilitent son apprentissage, l’intègrent dans une nouvelle communauté d’apprenants pour la construction collective des savoirs et compétences, développent les interactions entre apprenants, permettent la régulation métacognitive, valorisent la production écrite, favorisent la continuité pédagogique et stimulent sa motivation pour lutter contre l’abandon.
Ces outils de communication médiatisée sont : le wiki, le blog, la carte conceptuelle, le forum et le chat.
                   II. REFLEXIONS SUR LES CONCEPTS ET USAGES PEDAGOGIQUES
Les outils de communication médiatisés ont des usages pédagogiques diversifiés qui contribuent à la réforme et à l’amélioration des pratiques pédagogiques dans le cadre d’un apprentissage actif où la centralité est occupée par l’apprenant.
II.1 : Le wiki :
a.    Définition et fonctionnement : Dérivé du hawaïen « wiki wiki » et dont la signification est « vite », « rapide » et « informel », le wiki est un outil d’écriture et de travail collaboratif sur Web permettant à tout apprenant, disposant d’un accès Internet et d’un navigateur, d’écrire ou de modifier une page Web avec d’autres apprenants.
b.    Concepts de référence : Les concepts pour l’usage pédagogique d’un wiki sont : la collaboration entre apprenants d’une communauté, l’intelligence collective, la socialisation au sein de la communauté et la co-construction de savoirs
c.    Typologie d’usages pédagogiques : Les usages pédagogiques d’un wiki sont : la construction d’une communauté d’apprentissage, la création d’un projet d’édition (articles, livres, dictionnaire, etc.) et la valorisation de la production écrite.
d.    Avantages : Parmi les avantages, nous pouvons citer : la possibilité de lire, écrire, modifier, mettre des liens hypertextes et publier sur wiki, la centralisation en une seule version des différents apports, la conservation des versions antérieures, le changement du rôle des apprenants et de l’enseignant.
e.    Limites : Parmi les limites, nous pouvons citer : l’impossibilité d’effectuer une modification simultanée par plusieurs apprenants, c’est un outil qui n’est pas adapté au travail synchrone et la possibilité d’existence d’acte de « vandalisme »
II.2 : Le blog :
a.    Définition : Le blog est un outil individuel de communication à destination d’un groupe où le blogueur publie, à tout moment, des billets (articles courts). Il peut aussi commenter ou modifier des articles.
b.    Fonctionnalités : Le blog possède six fonctionnalités très utiles dans le cadre de la pratique pédagogique : la valorisation de la compétence de l’écriture des apprenants, le développement de l’intérêt des apprenants pour les ressources multimédias, la publication des informations, la valorisation du travail collaboratif, la facilitation de l’interactivité et la continuité pédagogique entre la classe et la maison.
c.    Typologie d’usages pédagogiques : Il existe quatre types de l’utilisation pédagogique du blog :
ü  Le blog comme usage personnel : Il permet à l’enseignant : de proposer des ressources pédagogiques et d’échanger sur ses pratiques professionnelles avec ses collègues.
ü  Le blog comme outil de communication : Il permet à l’enseignant de communiquer avec les apprenants, les parents, les autres enseignants et l’administration scolaire.
ü  Le blog comme instrument de gestion de la classe : Il permet à l’enseignant : de réaliser un projet pédagogique et de raconter la vie de la classe
ü  Le blog comme support pédagogique de formation : Il permet à l’enseignant : d’entretenir la motivation et l’enthousiasme des apprenants en difficulté, de centrer l’activité d’apprentissage sur l’apprenant en développant son autonomie, de favoriser la co-construction des savoirs par les apprenants en régulant leurs interactions, de faciliter l’apprentissage en faisant varier les supports (textes, images, vidéos et audio) et d’accompagner le travail personnel des apprenants.
d.    Avantages : Parmi les avantages, nous pouvons citer : la facilité d’édition et de publication, la liberté éditoriale et la capacité d’interaction avec le(s) lecteur(s) sans compétences techniques particulières.
e.    Limites : Parmi les limites, nous pouvons citer : l’absence de contrôle des réponses ou commentaires des lecteurs, le blogo-squat et la limitation des possibilités graphiques.
II.3 : Le forum :
a.    Définition et fonctionnement : Le forum est un espace numérique public de débat entre les membres d’un groupe d’apprenants. Chaque membre peut envoyer un ou des messages et répondre aux autres par des commentaires. Le forum fonctionne, généralement, en mode asynchrone. Il est organisé en fil de discussion chronologique ou hiérarchique.
b.    Typologie d’usages pédagogiques : Il existe plusieurs utilisations pédagogiques du forum parmi lesquelles, nous pouvons citer :
ü  Le forum comme outil de communication : Il permet à l’enseignant de communiquer avec la communication des apprenants.
ü  Le forum comme support de formation : Il permet à l’enseignant de favoriser la co-construction des savoirs et compétences, de développer la motivation des apprenants et faciliter le travail collaboratif.
c.    Avantages : Parmi les avantages, nous pouvons citer : valoriser la production écrite et l’esprit critique, favoriser l’interactivité, placer les apprenants au centre des activités et développer la capacité d’argumentation.
d.    Limites : Parmi les limites, nous pouvons citer : l’absence de contrôle sur les messages et commentaires pouvant conduire à des dérives (insultes et racisme), bavardage sans fin, ouverture de fils de discussion sans relation avec les thèmes pédagogiques.
II.4 : Le chat :
a.    Définition : Dérivé de l’anglais to chat, tchat en français ou clavardage en québécois, le chat est une application de messagerie instantanée qui permet une communication synchrone entre les membres d’une communauté d’apprenants.
b.    Caractéristiques : Le chat particularise des autres outils de communication médiatisés par :
ü  son caractère direct (synchrone),
ü  l’édition de textes courts, qui ne respectent généralement pas les règles syntaxiques et grammaticales, avec l’insertion d’abréviations et d’émoticônes (signes iconiques exprimant des émotions).
c.    Typologie d’usages pédagogiques : Il existe plusieurs utilisations pédagogiques du chat parmi lesquelles nous pouvons citer : faciliter les échanges entre membres d’une communauté d’apprentissage, apporter une aide aux apprenants en difficulté, valoriser l’apprentissage collectif, renforcer la motivation des apprenants, permettre une gestion administrative de la classe virtuelle en contrôlant les absences et évaluer les activités pédagogiques par une exploitation des traces.
d.    Avantages : Parmi les avantages, nous pouvons citer : réguler rapidement les conflits socio-cognitifs, faciliter l’interactivité en direct, valoriser le travail collaboratif, permettre la construction collective des savoirs, faciliter l’encadrement collectif des apprenants (fonction tutorale) et prévenir le décrochage scolaire en renforçant le sentiment d’appartenance à la communauté d’apprentissage.
e.    Limites : Parmi les limites, nous pouvons citer : l’absence de contrôle des messages et commentaires pouvant conduire à des dérives (tensions, insultes et racisme), la possibilité de digression, problèmes de choix d’une heure consensuelle due aux fuseaux horaires.
II.5 : La carte conceptuelle :
a.    Définition : D’après Joseph Novak (1995) « une carte conceptuelle est un outil pour l’organisation et la représentation spatiale des connaissances ». C’est un structurant antérieur qui pour objectif principal de faciliter l’ancrage des connaissances chez un apprenant en se basant sur la différenciation progressive dans le modèle de la psychologie cognitiviste de David Ausubel.
b.    Structure d’une carte conceptuelle : Peraya affirme qu’une carte conceptuelle a une structure bipolaire : c’est un ensemble de nœuds et de liens. Chaque nœud contient un concept défini, par Novak, « comme une régularité perçue dans des événements ou des objets, ou comme la description d'événements, ou d'objets, désignés par une étiquette ». Les liens sont des relations, de nature diverse, entre les concepts.
c.    Typologie d’usages pédagogiques : Il existe quatre types d’usages pédagogiques de la carte conceptuelle :
ü  La carte conceptuelle comme un support pédagogique pour les activités d’apprentissage : Elle permet à l’enseignant de rafraichir les connaissances déjà apprises (avant cours), de suivre facilement les activités d’apprentissage (durant le cours), de réorganiser les nouvelles connaissances dans la structure mentale de l’apprenant (après le cours), d’initier les apprenants à prendre plus facilement des notes et des résumés de textes et de rendre plus attrayante et imagée des concepts abstraits.
ü  La carte conceptuelle comme un outil de communication : Elle permet à l’enseignant de faire un compte rendu d’activités pédagogiques ou de réunion et de présenter ses idées à un public.
ü  La carte conceptuelle comme un instrument de gestion du groupe classe : Elle permet à l’enseignant de planifier la répartition des tâches pédagogiques dans les activités d’apprentissage, d’animer la vie de la classe et de remédier les difficultés des apprenants en besoin de soutien scolaire.
ü  La carte conceptuelle comme une aide à la planification : Elle permet à l’enseignant de planifier les activités d’apprentissage (la carte conceptuelle devient un tableau de bord), de trouver et organiser les idées et d’élaborer un plan de travail.
d.    Avantages : Parmi les avantages, nous pouvons citer : faciliter la pensée créative (métacognition), faciliter l’identification des erreurs commises par les apprenants (outil d’évaluation formatrice) et permettre d’atteindre un haut niveau de performance cognitive d’après Bloom.
e.    Limites : Parmi les limites, nous pouvons citer : provoquer une surcharge cognitive chez certains apprenants, éprouver beaucoup de difficultés pour identifier la nature des liens entre les concepts, limiter le contenu de la carte conceptuelle et la rendre cohérente et éprouver des difficultés pour formaliser les explications de la carte conceptuelle.

                 III. APPLICABILITE EN CONTEXTE PROFESSIONNEL DE FORMATION / ENSEIGNEMENT
Les outils de communication médiatisés présentent d’intéressantes opportunités dans mon contexte professionnel. En effet, étant professeur de sciences physiques au Lycée d’Enseignement Général (LEG) de Diourbel, le blog et la carte conceptuelle peuvent contribuer à améliorer ma pratique pédagogique à plusieurs niveaux.
III.1 : Le blog :
Le blog est un outil polyvalent. Ses multiples fonctionnalités en font un outil de communication très prisé par beaucoup de professeurs dans leur pratique pédagogique. En ce qui me concerne et compte de la réalité de mon lycée, le bloc pédagogique peut me servir :
a.    d’outil de gestion personnalisée : le blog pédagogique peut être utilisé :
ü  pour proposer des ressources pédagogiques à mes élèves. En effet, dans notre pratique quotidienne, nous imprimons et photocopions régulièrement des documents à exploiter en classe dans le cadre des enseignements. Cette situation engendre énormément de tensions parfois avec l’administration scolaire car il arrive qu’il y ait pénurie d’encre et panne de la photocopieuse. Dans ce cas, nos enseignements sont perturbés à cause de l’indisponibilité des documents à remettre aux élèves. Puisque nos élèves disposent de tablettes et de smartphones, le blog constitue une aubaine qui me permet de partager directement les documents avec mes élèves de la classe.
ü  pour partager des ressources et échanger sur nos expériences pédagogiques avec le Coordonnateur Pédagogique Itinérant (CPI) responsable pédagogique de la discipline à l’Académie de Diourbel mais aussi mes collègues du lycée et des autres lycées de l’Académie.
b.    d’outil de communication : le blog pédagogique peut être utilisé :
ü  pour communiquer avec mes élèves sur la répartition pédagogique du volume horaire hebdomadaire en sciences physiques (cours, corrigé des exercices, séances de manipulation au laboratoire et exposés thématiques), la planification des évaluations et les activités du CLUB SCIENCES.
ü  pour communiquer avec les parents sur les performances scolaires de leurs enfants. En effet, la région de Diourbel est caractérisée par un fort taux d’immigration. C’est ainsi que la plupart des parents sont dans la capitale Dakar ou à l’étranger (Amérique, France, Italie, Espagne). Le blog peut faciliter les échanges avec les parents qui résident à l’étranger.
ü  pour communiquer avec mes collègues pour partager des informations officielles sur la vie scolaire
ü  pour communiquer avec l’administration scolaire du lycée sur la vie scolaire : les dates de rentrée scolaire, des compositions du premier et second semestre, les dates des examens et concours, les informations sur les séminaires de renforcement de capacité des professeurs, etc.
c.    d’instrument de gestion de la classe : le blog pédagogique peut être utilisé :
ü  pour mettre en place un travail collaboratif lors de séances de manipulation (petits groupes de 4 apprenants) ou des exposés thématiques sur la théorie atomique pour les classes de Seconde, la conservation de l’énergie pour les classes de Première, les théories sur la nature de la lumière et les particules élémentaires en Terminale.
ü  pour faciliter la continuité pédagogique avec la mise à disposition de certaines ressources avant et après le cours en classe (exercice de vérification des prérequis, exercices d’application).
d.    de support pédagogique : le blog pédagogique peut être utilisé :
ü  pour faire varier les supports pédagogiques (textes, images, vidéo et audio) postés dans le blog. En effet, cette diversité d’utilisation des ressources diminue la charge cognitive et augmente les chances d’ancrage des connaissances dans la structure cognitive des apprenants.
ü  pour évaluer le degré de compréhension des concepts fondamentaux en sciences physiques suivant le niveau de l’apprenant. Par exemple, je peux demander à mes élèves de me définir, en utilisant leur vocabulaire, les concepts d’intensité du courant électrique, de tension électrique, champ électrostatique, l’équivalence acidobasique, le dosage redox, etc.
ü  pour valoriser la production écrite en leur demandant de faire de petites synthèses (à poster sur le blog) sur les phénomènes physico-chimiques étudiés en classe.
III.2 : La carte conceptuelle :
La carte conceptuelle est aussi un excellent outil qui peut impacter positivement ma pratique pédagogique dans mon contexte professionnel. En effet, au Sénégal, c’est l’Approche Par Compétences (APC) qui est en vigueur depuis la rentrée scolaire 2005 – 2006. Cette nouvelle pédagogie active, axée sur la centralité de l’apprenant qui est l’artisan de la construction de son savoir, prône son autonomie. Dans cette nouvelle situation pédagogique, la carte conceptuelle peut me servir :
a.    d’aide à la planification : la carte conceptuelle peut être utilisée :
ü  comme un tableau de bord pour planifier les activités d’apprentissage en classe. En effet, les différentes phases de mes activités dans un cours peuvent figurer dans une carte conceptuelle afin de faciliter la gestion du timing et le respect des séquences prévues pour chaque activité.
ü  pour élaborer un plan de travail ou pour préparer une conférence.
b.    d’outil de communication : la carte conceptuelle peut être utilisée :
ü  pour faire un compte rendu de mes activités pédagogiques lors des réunions mensuelles de la cellule d’animation pédagogique (CAP) de sciences physiques du lycée ou de la CAP départementale.
ü  pour synthétiser mes idées à l’issue de conférences en sciences que j’anime lors des activités annuelles du CLUB SCIENCES de notre lycée.
c.    d’instrument de gestion de la classe : la carte conceptuelle peut être utilisée :
ü  comme un instrument de remédiation pour mes élèves en besoin de soutien scolaire. En effet, certains de nos élèves éprouvent énormément de difficultés pour assimiler certains concepts ou pour mémoriser certaines expressions (le tableau de classification périodique des éléments par exemple). La carte conceptuelle peut jouer un rôle salvateur dans la résolution de ces difficultés.
ü  pour planifier la répartition des différentes séquences lors des séances de manipulation au laboratoire.
d.    de support pédagogique : la carte conceptuelle peut être utilisée :
ü  pour réactiver les connaissances nécessaires avant le démarrage d’un cours.
ü  pour réorganiser les nouvelles connaissances acquises, après le cours, dans la structure cognitive des élèves.
ü  pour schématiser les phases importantes de l’évolution d’un phénomène physico-chimique étudié en classe. Par exemple, la carte conceptuelle peut être utilisée pour schématiser les types de radioactivité étudiée en classe de Terminale scientifique.
ü  pour synthétiser certains phénomènes physico-chimiques étudiés en classe. Par exemple, la carte conceptuelle peut être utilisée pour synthétiser les différentes familles chimiques étudiées en Chimie organique.

                 IV. ANALYSE DES CONCEPTS LIES A LA CONSTRUCTION DES CARTES CONCEPTUELLES ET DE LEUR CONTENU
La carte conceptuelle est un structurant qui facilite l’ancrage des connaissances chez un apprenant dans un apprentissage actif. Constituée de concepts et de liens, elle nécessite lors de son élaboration une réflexion sur ces concepts importants à retenir et la nature de leur relation.
Lors du processus d’élaboration d’une carte conceptuelle, les concepts doivent former des énoncés cohérents. En d’autres termes, la cohérence des concepts et liens est un critère d’évaluation d’une bonne carte conceptuelle. Et c’est là où réside une des difficultés majeures de construction d’une carte conceptuelle. En effet, il faut au préalable que les concepts dits généraux et les concepts dérivés soient clairement identifiés, de même que la nature de leur relation (d’égalité, de causalité, de substitution, etc).
L’identification des concepts généraux et dérivés peut être facilitée en partant, selon Novak, d’une question particulière ou bien en procédant à un vaste recensement des concepts liés au phénomène étudié. Cela permet de déterminer le type de structure de la carte conceptuelle (hiérarchique, en réseau, étoilée). L’identification de la nature des liens entre ces concepts permet, d’après Novak, de voir les différentes articulations entre les concepts représentés dans la carte conceptuelle.
Lorsque cette étape fondamentale est franchie, il reste à élaborer une première carte provisoire qui fera l’objet d’améliorations successives jusqu’à obtenir la carte conceptuelle désirée et qui répond aux attentes fixées antérieurement.
                  V. CONCLUSION
L’usage pédagogique des outils de communication médiatisés a modifié radicalement les structures de formation dans leur organisation interne et dans la pratique pédagogique d’élaboration des savoirs.
En effet, l’introduction des outils médiatisés (wiki, blog, forum et chat) a permis de développer des Espaces Numériques de Travail (ENT) qui sont des espaces virtuels engendrant une ouverture des structures de formation jadis très fermées. De plus, ces outils de communication médiatisés ont permis la mise en œuvre de formation hybride ou à distance contribuant ainsi à satisfaire les besoins éducatifs d’une population scolaire spécifique. Autrement dit, ces outils ont transcendé les contraintes géographiques et temporelles par l’ouverture d’espaces numériques d’échanges, de rencontre et d’apprentissage.
La pratique pédagogique instrumentée par les outils de communication a favorisé l’apprentissage interactif extra-muros. En effet, dans les modèles d’apprentissage issus de la révolution cognitive avec ses différentes variantes, l’apprenant doit être au centre de toute activité pédagogique. Cela permet de développer son autonomie, de valoriser la construction collective des connaissances et de faciliter les interactions entre pairs de la communauté d’apprenants. Ces outils de communication participent, de par leur nature, à induire une modification des relations pédagogique et didactique entre les trois pôles classiques du triangle pédagogique.
Ce double caractère virtuel des structures de formation et hybride de l’enseignement est incontestablement le phénomène majeur de ce nouveau millénaire.
Ainsi, il convient à nous d’explorer au maximum les avantages d’utilisation pédagogique de ces outils de communication afin de les implémenter dans notre contexte professionnel pour une réforme et une amélioration de la pratique pédagogique dans le seul but d’apporter une plus-value dans la qualité des enseignements.
                 VI. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ü  Peraya Daniel. Cartes conceptuelles. TECFA document powerpoint
ü  Bachelet Rémi. Evaluer une carte conceptuelle. Mise à jour du 25 septembre 2012
ü  Novak Joseph. Collaborer avec CMap. Traduit par Souleymane Barry
ü  Organiser sa pensée : la carte conceptuelle, service de soutien à l’apprentissage, UQUAM
ü  Peraya, D & Vieira, M. Les blogs. Document Powerpoint
Sitographie :

   

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog